I. INTRODUCTION

ÉlémentDéfinition
Hyperéosinophilie (HE)Éosinophiles sanguins > 0,5 G/L
HE faible< 1,5 G/L
HE modérée1,5 – 5 G/L
HE sévère> 5 G/L
NourrissonÉosinophilie physiologique possible à 4–6 semaines (≤ 1,5 G/L)

II. ORIENTATION ÉTIOLOGIQUE

Points à rechercherExemples
MédicamentsAntiépileptiques, allopurinol, sulfamides
Terrain allergiqueAsthme, eczéma, rhinite
Voyage / expositionZones tropicales, parasitoses
Contexte hématologiqueHémopathie connue ou suspectée

III. ÉTIOLOGIES

1. Hyperéosinophilie allergique

PathologiesBiologie associée
AsthmeIgE totales ↑
Rhinite allergique
Eczéma
Urticaire, œdème de Quincke

2. Infections parasitaires

TypeParticularités
ProtozoairesPas d’éosinophilie
HelminthiasesÉosinophilie maximale lors de la phase intratissulaire

Parasitose cosmopolites

ParasitoseRemarque
AscaridiosePhase systémique
Distomatose
Trichinose
OxyurosePas de phase systémique
Trichocéphalose
Taeniasis
Larva migrans viscérale (T. canis, T. catis)
Hydatidose
Myases

Zones tropicales

Parasitose
Anguillulose
Ankylostomiase
Bilharziose

3. Affections hématologiques

Pathologies
Maladie de Hodgkin
LMNH
Leucémies aiguës (LAL, LAM)
Syndromes myéloprolifératifs
Syndromes myélodysplasiques
Leucémie chronique à éosinophiles
Néoplasies myéloïdes/lymphoïdes avec anomalies PDGFRA, PDGFRB, FGFR1

4. Maladies systémiques

Pathologies
Périartérite noueuse
Granulomatose éosinophilique avec polyangéite (Churg–Strauss)
Fasciite avec éosinophilie

5. Maladies digestives

Pathologies
Maladie de Crohn
Rectocolite hémorragique
Maladie de Whipple

6. Hyperéosinophilie iatrogène

Médicaments
Antiépileptiques
Sulfamides
Allopurinol

IV. TRAITEMENT

SituationPrise en charge
HE secondaireTraitement étiologique
Anomalies PDGFRA / PDGFRBImatinib